Pratique classique ou moderne ?

La blague sur l’escrime moderne en match est à la mode en Arts Martiaux Historiques Européens, mais qu’en est-il réellement, qu’est-ce que “moderne” veut dire ? Et que veut exprimer son corollaire dit “classique” ? Comment discerner un comportement de l’autre, une approche intellectuelle de l’autre ? Les AMHE restent le fruit d’une époque, d’un instant dans l’histoire. Faire de l’histoire, de la reconstitution sans pouvoir aller jusqu’à ce que nous propose l’image et le texte devient une gymnastique assez particulière dans beaucoup de cas. Comment reproduire ce que fait un joueur de Fiore quand on ne peut plus empaler qui que ce soit avec nos simulateurs bluntés et quand la loi nous interdit de blesser autrui ? Comment peut-on faire la différence entre ce qui “est vrai en combat” à savoir la blessure ou la mort et ce qui ressemble à “un vrai combat” bien que le danger s’amenuise ? Qu’est-ce que jouer à se battre implique aujourd’hui et quelles en sont les conséquences sur la pratique AMHE en termes de manière de faire ?

Dans le groupe nominal “Arts Martiaux Historiques Européens” il y a le concept dominant qu’est l’Art1, et lorsqu’il est question d’Art, on entend qu’il s’agit d’une méthode, une manière de faire les choses : “on à l’art et la manière” comme le dit l’expression. S’il y a plusieurs Arts, il y a plusieurs méthodes. On peut s’intéresser à la même chose, mais pas selon les mêmes cadres, règles et finalités. En utilisant différentes méthodes, on aborde et explore différents aspects. L’intérêt est de permettre d’analyser/expérimenter/observer ce qui est montré/écouté/ressenti différemment pour générer des perspectives qui ne seront pas les mêmes sur un objet.

Cet article ne traitera que de l’opposition Art classique/moderne bien qu’il y ait un grand nombre de sous catégories pour les deux styles.
Quand il est question d’Art “classique” du latin “classicus2” on entend “qui mérite d’être enseigné” autrement dit ce sont les bases, ce par quoi il faut commencer pour comprendre. On parle aussi “d[e faire de l]’art à la manière de la nature3” il est alors demandé de reproduire la nature grâce à l’Art. Il faut donc être au plus proche du vrai, du réel.
Pour ce qui est de l’art dit “moderne” on s’intéresse à l’objet étudié/observé/reproduit différemment : il est cette fois question de “faire de la nature à la manière de l’art4” on utilise donc l’art pour faire la nature. Cela peut sembler assez abstrait, et dans une grande mesure ça l’est, mais avec quelques exemples nous allons y voir plus clair.

Commençons avec la sculpture pour pouvoir différencier les deux approches : le Michel Ange de David est une œuvre “classique” : les proportions, la forme, le choix esthétique (subjectif) de cette sculpture nous font penser que ce pourrait être une personne réelle qui est en train de poser.
“L’homme qui marche” de Giacometti qui n’est en somme qu’une forme qui ressemble à un être humain mais n’en est pas un. Pas un dans le sens où ça n’en a pas les proportions, ni vraiment la forme. Pourtant, quand vous le regardez, vous voyez plus ou moins vaguement un être humain. Être humain sur lequel vous allez poser les propriétés qui vous semblent aller de soi : est-il blanc, noir, brun, blond etc. D’ailleurs c’est l’Homme qui marche, mais vous pourriez y voir une femme ou encore un extra-terrestre, c’est votre imagination qui est questionnée pour le coup …
L’œuvre est moderne parce qu’elle fait de la nature à la façon de l’art.

C’est une question de curseur, quels sont le message que l’on veut faire passer et le moyen que l’on veut mettre en œuvre pour représenter notre sujet. Avec l’approche classique il est nécessaire d’être au plus proche du vrai, on ne peut pas “tricher”. Si on simplifie certains aspects spécifiques tels que la forme, la pertinence, l’impact “du vrai” pour montrer autre chose, on n’est pas dans le faux mais la frontière du moderne est passée. Cela n’a rien de grave, ça ne sert pas les mêmes objectifs tout simplement. Pour le dire autrement, on peut remplacer classicisme par concret : “qui a directement rapport avec la réalité matérielle, qui ne résulte pas d’une opération d’abstraction”. Quant à la modernité on parlera d’abstrait : “renvoie à l’opération de l’esprit par laquelle les propriétés générales, universelles et nécessaires d’un objet sont distinguées de ses propriétés particulières et contingentes”, le premier s’installant dans le réel et le second dans l’imaginaire.

Notre avancée dans la dichotomie classique/moderne va devoir passer par la danse, il y a la moderne et la classique. Dans la danse classique le corps est enfermé dans un carcan très stricte, “les cinq positions de références, l’aplomb, la rigueur et la netteté5” et sortir de ce cadre imposé n’est déjà plus faire du classique. Pour la danse moderne, le corps est libéré des carcans classiques et l’on peut danser sur la tête si on le veut. Nous sommes dans les deux cas dans le domaine de la danse, mais les propriétés ne sont plus les mêmes, ou plus seulement les mêmes. Nous pouvons d’ailleurs insister sur le fait qu’une danse peut être notée6, mais il faut bien montrer la gestuelle pour que ce soit compréhensible et donc notable. Il y a tout de même une codification spécifique, le quickstep est différent du tango par exemple.

/http://le-cafe-de-lentraide.eklablog.fr/danse-difference-entre-classique-et-contemporain-a119634736

Restons dans le sport avec “le noble Art” : la boxe va nous permettre d’étayer le propos. Il y a la boxe classique (Française, Anglaise et Thaï) où les coups sont donnés avec l’objectif de mettre K.O. l’adversaire, et la boxe éducative où l’on montre que l’on touche sans faire de mal à son partenaire. : « La boxe éducative assaut est une forme de pratique[…] Elle se différencie de la boxe amateur et professionnelle sur deux exigences fondamentales : Ne pas nuire à son adversaire ; Etre sanctionné pour tout comportement violent.7 » Cela va avoir un double emploi : vous apprenez avec votre partenaire de jeu ce qu’est la boxe, ou se battre, tout en effaçant l’aspect dangereux autant que faire se peut et cela vous permet de recommencer autant de fois que vous en aurez envie. Il y a un aspect pratique mais au dépend d’une finalité classique, réel. C’est moderne : “pour le coup” on ne s’abime pas et on apprend toute une somme de détails (forme, type de jeu, etc) en s’amusant #Ludique#. La violence est de ce fait plus évoquée qu’elle n’est subite dans le jeu.

La définition d’escrime est la suivante : “exercice par lequel on apprend l’art de manier l’arme blanche”.
L’escrime moderne ou olympique, maintenant vous devriez être plus à même de comprendre de quoi il s’agit sous le prisme de l’Art. Il est d’abord question de modernité, donc des aspects ont dû être revus, retravaillés ou effacés. “L’escrime est un sport de combat qui consiste en l’art de toucher un adversaire avec la pointe ou le tranchant d’une arme blanche sur les parties autorisées, avant d’être touché en retour.8” Là, il n’est pas question de tuer mais de toucher, les armes, dont le fleuret tout particulièrement, plient au contact. Ce contact symbolise « l’échec de l’autre”. Cela est vu sous l’axe du jeu, c’est donc une mort simulée pour reprendre à l’échange d’après, personne ne subit de dommage réel. L’arme a un effet de létalité absolue, peu importe la zone touchée. Atteindre l’autre devient un synonyme d’efficacité et la manière de penser le combat n’est plus la même, on peut toucher le pied de l’adversaire et gagner malgré que notre tête soit frappée dans la seconde qui suit (ce qui est impensable dans un engagement où nos vies seraient en jeu). Toucher n’implique pas d’être dans un carcan particulier, à part celui des zones autorisées, et les formes de corps peuvent être extrêmement variées.
Pour comprendre, lorsque vous coupez un aliment : classiquement [concrètement] vous plantez la fourchette dans celui-ci. Lorsqu’il y a contact, vous rencontrez une résistance même minime. Puis vous posez votre couteau bord coupant et exécutez un geste bien spécifique, le corps entier est d’ailleurs mobilisé en ce sens, sinon vous ne coupez rien du tout.
En terme moderne [abstrait], les propriétés de l’aliment et du couteau seraient revues : leur forme, résistance et efficacité ne seraient plus les mêmes et nous pourrions même les faire varier à loisir. Il se pourrait même que vous imaginiez le tout. C’est moderne, parce que ça n’a plus besoin d’être réel et un nouveau champ des possibles à étudier est permis.

Le lien suivant peut aider à votre compréhension :
« Mime fencing »

Auteur(e) inconnu(e)
Ce mime est encore plus moderne (abstrait) que l’escrimeur moderne, il n’a même plus besoin d’un fleuret (l’effusion de sang n’est que le produit de votre imagination).

Les Arts Martiaux Historiques Européens vont maintenant être soumis à tous les critères et concepts que nous avons vus, mais avant : “Le terme d’Arts Martiaux Historiques Européens (AMHE) désigne à la fois l’ensemble des arts martiaux qui ont existé en Europe et qui sont tombés dans l’oubli, et une démarche de reconstitution de ces arts martiaux […] datant de [l’antiquité] et du début de la période moderne.” De par l’aspect reconstitution -rétablir dans son état d’origine, en réalité ou par la pensée- nous pourrions dire que cela semble plus proche du classique que du moderne. La manière d’utiliser le simulateur se doit d’être pertinente avec la période étudiée puisque les documents historiques tendent de rendre compte d’une réalité qui est affectée par les possibilités de l’arme et du corps ainsi qu’ aux moyens techniques et juridiques de l’époque.
Pourtant, on peut remarquer qu’il y a des phases successives de modernité au fur et à mesure que l’on progresse dans l’histoire : moins de sang, moins de blessés, moins de zones de frappes autorisées, voire même une codification particulière. Il y a une énorme différence entre l’approche de Lietchnauer et celle de Meyer (voir tableau), le premier propose de blesser/tuer dans des duels, l’autre de jouer avec des armes qui ne coupent pas dans des événements. Ils sont tous deux Germains, font de l’escrime. Les époques et les manières de penser ne sont pas les mêmes.

On ne peut donc pas nier l’aspect moderne des AMHE, bien qu’il y ait plusieurs degrés de modernité en fonction de l’époque sur laquelle on se focalise. L’escrime pour ainsi dire, devient de moins en moins concrète/mortelle bien qu’il puisse toujours y avoir des accidents, c’est l’environnement social qui oblige la pratique armée à évoluer.
Cependant, ne penser la pratique AMHE que sous l’axe de la modernité est piégeux et contre-productif pour elle. A faire des AMHE comme on fait de l’escrime moderne, actuelle, nous perdons énormément de matériel concret et la discipline se transforme en escrime olympique tout simplement.

Pour palier cela, nous pourrions observer l’idée suivante :
En partant du principe qu’avec l’avancée dans le temps, le corps est de moins en moins exposé parce que de plus en plus protégé par les règles et les conventions sociales, il est donc rendu plus abstrait et le matériel s’est adapté en conséquence.
Ce tableau propose de façon très minimaliste une gradation des aspects concrets et abstraits de l’évolution de l’escrime sur une chronologie de quelques siècles. Il ne répond certes pas à tous les cas de figure, mais son exploitation peut permettre de mieux conceptualiser les différentes formes d’escrimes.

Epoque14ème16èmeContemporain
ContexteAffaire sérieuse (duel)Jeu (duel)Jeu (escrime moderne)
Maître d’armesFioreMeyer
Degré concret/classique fort
Armes tranchantes.
Pour être efficace, il faut armer sa frappe
Le moindre impact est synonyme de mort, mutilation ou maladie. On cherche à tout prix à protéger sa vie. Absolument tout est dangereux pour soi, même sa propre arme si on l’utilise mal.
moyen
Les armes sont  sans tranchant.
La tête et les mains ne sont pas protégées.
Il est demandé d’armer par une garde aboutie, de donner du style. 
Défendre son corps est toujours nécessaire puisque recevoir un coup peut être synonyme de
douleur vive
faible
Les armes sont de plus en plus fines.
Il n’y a plus besoin d’armer la frappe
Le besoin de protéger son corps n’est nécessaire que pour empêcher le point. Il n’y a plus de risque de blessure, sinon très faible
Degré
abstrait/moderne
faible
Sinon les motivations
honneur, respect.
Tout le reste à un fort potentiel létal.
moyen
La forme spécifique du corps semble avoir de l’importance, elle montre l’appartenance à un groupe ou une communauté.
Le point compte, la blessure est punie par la loi, mais la douleur et les risques pour le corps sont toujours présents.
fort
La prime touche définit l’obtention du point dans l’échange, et tout est articulé autour d’elle. Les formes sont de plus en plus libres parce qu’il n’y a plus besoin/possibilité d’être dangereux pour l’autre et soi-même de par les conditions matérielles.

Là où nous souhaitons en venir avec ce tableau, c’est qu’être trop ou trop peu moderne nuit aux AMHE. Voir des matchs censés représenter des traditions du 14eme siècle (affaire sérieuse) mais avec un degré de concret faible ne nous permettra pas de reconstituer “en toute sécurité” ce que veut dire la source exploitée.  A l’inverse, appliquer un degré de concret fort pour des arts qui ne le demandent pas est hors sujet. Il semble nécessaire de voir chaque pratique, chaque Art, avec les contraintes qu’il propose au niveau de sa concrétisation et de son abstraction, ce qu’il se veut de classique et de moderne. Aller directement à la case escrime moderne évacue complètement la dimension AMHE des échanges, sans parler de la dangerosité qui accompagne cet état d’esprit, nous ne jouons pas avec des fleurets. Plus on avance dans le temps, et plus les différences entre les méthodes pour escrimer sont gommées convergeant ainsi vers une escrime moderne conventionnelle et universelle : “La modernité n’est ni un concept sociologique, ni un concept politique, ni proprement un concept historique. C’est un mode de civilisation caractéristique, qui s’oppose au mode de la tradition.”. Encore une fois, rien de mal à cette escrime, elle n’est ni meilleure ni pire que les AMHE, elle est simplement différente. La compétition telle qu’elle est pensée actuellement est à ce titre une tentative de faire converger les pratiques vers une même forme, cela les uniformise au dépend de la diversité. C’est peut-être tout simplement le fait d’une non connaissance des aspects moderne et classique.

Pour le dire autrement, c’est une question de maximum et d’optimum : même si nous pratiquions l’escrime la plus mortelle et efficace qui soit (maximum), qu’importe la période visée, nous sommes actuellement soumis à des contraintes indépassables (optimum). Les conditions d’exercice s’adaptent pour être en accord avec les cadres juridiques actuels. Ainsi, les armes tranchantes ne sont plus autorisées et il n’y a donc plus besoin de “savoir couper ou trancher” pour faire le point, ce qui change énormément de choses. Il faut dire que quand le bras est tailladé, il n’y a pas besoin de donner de point, c’est manifeste. A ce titre, le simulateur est moderne : barre de fer, plastique, mousse par exemple font penser à l’arme, mais n’en ont pas les propriétés essentielles. Le duel (à mort, au sang) est ainsi devenu jeu, et bien que ce jeu puisse être pris très au sérieux sa finalité ne peut pas être la blessure, ou pire. Le danger réel n’a plus sa place, et tenter de circonvenir à cela c’est se mettre hors la loi. Il ne peut plus y avoir cette tension due à la crainte du traumatisme physique. Les comportements sont ainsi plus “légers”, moins conscients de ce qui fait les spécificités concrètes d’un engagement armé.

L’application actuelle se doit donc de prendre en compte tout ce qui peut entourer la pratique et les pratiquants, bien que les connaissances accumulées nous permettraient de produire un art du combat des plus efficaces.

Au début de cet article, nous parlons des bases de ce qui devrait être appris (“ce qui mérite d’être enseigné”). De notre avis, cette idée reste relativement élitiste et dangereuse. L’apprentissage se fait par étapes successives et on commence par les formes simples : quand on apprend à lire, on apprend d’abord les formes puis les lettres et ensuite les mots. On ne commence pas immédiatement par ce qu’il y a de plus compliqué. Pour en revenir à l’escrime, cela peut être souligné par le fait que les joueur(euse)s débutant(e)s cherchent la touche avant d’être capables de combattre de manière plus concrète, ils/elles commencent par ce qui est facile avant de pouvoir complexifier. Dit d’une autre façon, l’escrime moderne peut être, de par son approche plus abstraite, une bonne manière de s’initier à l’utilisation d’une arme blanche mais en définitive, elle ne possède pas les mots, ni la philosophie pour appréhender entièrement les AMHE. Elle à la possibilité d’être une porte d’entrée pour les AMHE, mais peut rester une fin en soi.

De plus, les protections d’escrime moderne que nous utilisons semblent peu suffisantes pour une utilisation classique. Quid d’un masque face à l’impact d’une frappe armée et/ou du nombre de neurones qui se font la malle lors de la réception du coup ? Sincères pensées pour les sparring-partenaires qui doivent encaisser.

On pourrait d’ailleurs parler de paradoxe AMHE : le degré absolu de reconstitution vers lequel nous tendons est de fait impossible à atteindre, ce qui amène tout une somme de modifications pour représenter ce que nous souhaitons montrer. Chaque “arrangement/aménagement” diminuant potentiellement les chances d’être pertinent, mais il est impensable de demander aux joueur(euse)s de se mettre en danger. Nous restons le fruit de l’actuelle modernité après tout et moderniser c’est permettre aussi de recommencer sans s’inquiéter.

Les AMHE deviennent ainsi l’occasion de questionner ce qu’est un sport de combat ou un art du combat et d’accepter qu’il y ait une volonté de reconstruire dans la mesure du possible ce qui est exprimé sur le document dans un cadre qui lui est favorable. Par favorable s’entend : qui lui permet de s’épanouir. 

Ceci a tout de même des limites, l’efficacité présentée sera quoi qu’il arrive contenue par les contraintes actuelles. De plus, ce n’est que prescriptif puisque le texte dit ce que l’on doit faire mais nous ne savons pas si les personnes contemporaines des documents les ont appliquées à la lettre. Mais avec le document en l’état nous pourrions le faire, alors qu’avons-nous à perdre à tenter d’encadrer la pratique dans ce sens afin de faire surgir ces Arts du passé ?

Pour conclure, cet article n’a pour but que de faire comprendre ce qu’il en est des différences entre une démarche classique et une démarche moderne ainsi que les modifications que subit l’objet en transition de l’une à l’autre. Ce qui est mis en place peut être alors plus abstrait et plus abordable puisque moins astreint au réel. Cette transition est toujours le fruit d’une négociation entre ce qui devrait être dans un cadre de reconstitution et les résultats issus d’un prisme social qui ne peut pas offrir un tel rendu. 

La modernité étant un passage obligé pour une discipline sportive, les Arts qui nous passionnent sont immanquablement redessinés s’ils sont rejoués dans l’actuel. Le cadre théorique posé ici propose d’observer les parts d’abstrait et de concret que recèle chaque Art. Savoir jongler d’une approche à l’autre tout en appliquant les contraintes contemporaines n’est pas aisé et il peut sembler plus simple de conventionnaliser l’ensemble, mais cela fait-il sens avec les objectifs de notre pratique ? 

La démonstration faite tout au long de cet article souffre cependant de quelques biais, toutes les catégories et les mentalités d’escrime n’ayant pas trouvé leur place dans son développement. Son intérêt reste tout de même de montrer que la modernisation produit des effets et que ceux-ci ont des impacts sur les comportements. Les outils proposés ici, nous l’espérons, offriront à des pratiquant(e)s de nouvelles perspectives.

Alexandre Turgis

Liens utiles

https://fr.wikipedia.org/wiki/Querelle_des_Anciens_et_des_Modernes

Notes de bas de pages

1 Art, nom masculin : ensemble de connaissances et de règles d’action, dans un domaine particulier.

2 https://fr.vikidia.org/wiki/Art_classique

3, 4 https://fr.wikisource.org/wiki/Classique-Baroque-Moderne#:~:text=La%20grande%20diff%C3%A9rence%20entre%20classiques,’un%20de%20l’autre.

5 https://fr.wikipedia.org/wiki/Ballet

6 https://www.youtube.com/watch?

7 https://www.academyboxingclub.fr/en-savoir-plus/la-boxe-educative-68251

8 https://dicodusport.fr/definition-sport/escrime/

Remerciements :
A Marine P : Pour son aide aux relectures et aux corrections.

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3 commentaire

  1. J’aime assez ta classification. Elle simplifie forcément les choses mais c’est un peu le propre de toute classification et elle aide à mieux penser les choses.
    Juste une remarque : Fiore ne s’entraînait probablement pas avec des épées tranchantes, il a dû manier des simulateurs l’essentiel du temps. Du coup, à supposer qu’il ait tout de même essayé de garder la « réalité » en tête (a priori ça semble être le cas), il y a forcément eut des biais.

    1. Si cela permet de pouvoir communiquer entre joueur(euse)s, Je suis content d’avoir été simple alors.
      Merci pour la remarque, je ne l’avais pas. Oui ça a surement dû amener des biais, rien que pour « couper l’adversaire ».

  2. […] demande de savoir faire la différence entre deux aspects de la modernité : l’art Moderne (Voir article « pratique classique ou moderne ») et la rationalité moderne. L’art et la rationalité sont sûrement intimement liés, il reste […]

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